Le diaphragme, centre des émotions ?

Ressentir une émotion est la preuve de notre interaction avec notre environnement direct.

Face à des événements ou des situations de la vie quotidienne, on peut exprimer de la colère ou de l’amour.

Dès lors, plusieurs organes ou muscles du corps peuvent être mis en action, dont le diaphragme.

Le diaphragme, centre des émotions

Est-ce que ce muscle peut être considéré comme le centre de nos émotions ?

Le diaphragme : centre des sensations physiques ou somatiques

Pour comprendre les changements du corps humain lorsqu’on est ému, il est important d’étudier cette partie du corps humain.

Le diaphragme est un muscle situé sous les poumons et très utile durant la respiration.

Il est le principal muscle facilitant la contraction et l’expansion des poumons : expiration et inspiration.

Face à une situation, le corps s’exprime de manière différente selon le degré de réactivité de chacun.

La respiration va se modifier et le rythme cardiaque va s’accélérer ou ralentir.

En étant attentif à notre corps, l’on perçoit rapidement des signaux internes.

Les émotions telles que la peur, la colère, la tristesse, la joie, l’angoisse, etc., se manifestent physiquement dans le diaphragme.

Par exemple, vous aurez du mal à contracter ce muscle durant la respiration.

Des manifestations telles qu’avoir le nœud à l’estomac, la gorge nouée, les battements du cœur plus intenses sont ressenties.

Pourtant, ces sensations traduisent des émotions spécifiques.

Des tensions musculaires se ressentiront par exemple au niveau du cou, des épaules, cage thoracique.

Le diaphragme sert donc à retranscrire une émotion, reflétant l’aspect biologique de chaque être humain, peu importe sa culture.

Travailler sa respiration diaphragmatique pour libérer ses émotions

L’émotion est inhérente à tout individu, s’exprimant extérieurement et intérieurement.

C’est dire qu’en plus des expressions faciales, l’adrénaline va produire d’autres sensations dans vos muscles.

De très vives émotions peuvent avoir des impacts sur la santé ou les facultés mentales.

Dans ces cas, on conseille généralement de travailler sa respiration diaphragmatique.

Elle a pour but de vous libérer du poids de ces sentiments.

L’objectif est d’apaiser les sensations physiques provoquées par la tristesse par exemple.

Si vous avez des phobies persistantes, une respiration par le diaphragme favorise une bonne oxygénation du corps.

Elle sert donc à se relaxer et à détendre ce muscle respiratoire, notamment au niveau du plexus solaire.

Cette respiration est recommandée pour des personnes tendues, stressées afin de dénouer le plexus.

Vous pourrez accompagner ces exercices par la massothérapie, la sophrologie ou l’orthothérapie.

Cette dernière vous aidera par exemple à gérer les émotions négatives ayant un impact sur votre état d’esprit ou votre comportement.

Le cerveau : la véritable source des émotions  ?

Si le diaphragme est considéré comme le centre des émotions, il est évident que ces dernières tirent leur source du cerveau.

Les neuroscientifiques, à travers plusieurs études, ont abordé ce que la science nous révèle sur les émotions.

En dehors des modifications physiologiques citées ci-dessus, les réactions à la suite d’un événement sont déclenchées en amont dans le cerveau.

Tout ce que l’on ressent provient des signaux transmis au cortex cérébral et traités dans le cortex préfrontal.

Face à un animal effrayant, le cerveau s’active dans des parties précises.

Par exemple, la colère est activée dans le cervelet central, et la joie dans le réseau limbique.

C’est dire que pour chaque émotion, une partie précise du cerveau se met en mouvement pour diriger nos réactions et sensations.

Les études ont donc permis d’expliquer l’origine de la peur, du dégoût, de la joie, de la tristesse, etc.

Elles impliquent l’intervention de 6 régions principales du cerveau :

  • cortex
  • ganglions de la base
  • amygdale
  • thalamus
  • hippocampe
  • cervelet.

Retenez qu’au-delà des sensations physiques manifestées au niveau du diaphragme, les émotions sont régies par notre cerveau.

Celui-ci se charge de provoquer différentes réactions internes et externes.


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