Sophie Le Chat

 

« Raw Materials »



Sophie le Chat plasticienne,  nait en 1965 à Brest.  Elle vit et travaille à Paris. Son apprentissage artistique ne suit pas le parcours classique d’écoles d’art mais une pratique personnelle commencée dès son plus jeune âge. Elle réalise des collages, s’évade en traçant des cartes de géographie,  « bricole » constamment. Cette pratique artistique se nourrit de nombreuses lectures et de la transmission d’un savoir-faire familial ; la broderie par son arrière-grand-mère, la collecte d’objets du passé par ses grands-pères, l’un commissaire-priseur, l’autre ferrailleur de marine.

A partir de 2005, elle développe des séries. Pendant plus d’un an elle dessine des plantes puis des paysages géants au pastel gras. Elle enchaine avec d’énormes colliers : « L’élégance des veuves » en référence au roman d’Alice Ferney, suit la série cathartique et libératrice « Pourquoi j’ai fait bouillir mes grands-mères ».

Son travail dont la ligne de force est la mémoire est très influencé par le Japon tant dans son esthétique (ligne claire, simplicité) que dans ses valeurs bouddhistes d’impermanence et d’ imperfection .

Découvrant que les capitales du Japon et du Bénin ont porté pendant des siècles le même nom d’Edo,  elle imagine une correspondance fictive entre les deux pays en réalisant des œuvres en parallèle comme dans un jeu de miroir. Cette série Edo 2 a été présentée une première fois en juin 2014, son prolongement  aura lieu en octobre 2014 à la galerie Médiart.

Une première série d’œuvres est réalisée à partir de Katagami : pochoir de papier de feuilles de murier destiné aux motifs de kimono. Son intervention est différente selon le décor initial : tantôt fines tiges brodées pour relier les découpes florales d’un jardin imaginaire, tantôt  la pureté de l’ovale d’un visage calmant la rigueur répétitive de découpes géométriques. 

Dans les séries de plus petites dimensions comme « Satori » ou « Sabi »  elle juxtapose d’anciens calques de broderies à des fragments de Katagami. Elle joue ainsi des contrastes entre la transparence et la densité des différentes matières, rappelant l’influence du Japon sur l’art occidental et son impact sur sa démarche artistique.  Pour la série des « masques » elle superpose uniquement les calques par couche comme des stratifications géologiques, nous suggérant l’écoulement du temps.  

Son travail est une façon de s’inscrire dans le temps et dans l’histoire des hommes en réutilisant des matériaux anciens, elle leur offre un nouveau destin.
« Une dignité » aurait dit Louise Bourgeois.

 


Sabi


Calque-katagami-fil coton

Dimensions variables

 

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Le jardin



katagami-fil coton

90 x 54 cm

 

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La nature


katagami-fil coton

90 x 54 cm


 

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Le roi


katagami-fil coton

90 x 54 cm


 

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Femme du village


katagami-fil coton

90 x 54 cm


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Dignity


katagami-fil coton

90 x 54 cm

 

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